Les chiffres de l’inscription à France Travail au premier trimestre 2026 montrent que la loi Plein emploi peine à atteindre ses objectifs
Les données sur l’inscription à France Travail au troisième trimestre 2026 viennent d’être publiés par la DARES.
Ils confirment la tendance à une augmentation concernant l’ensemble des catégories, ce qui n’a rien d’étonnant vu le contexte économique du pays.
Une nouvelle fois ces chiffres sont publiées hors Mayotte alors que les données de l’Insee ont fini par les intégrer
Le nombre d’inscrits sans aucune activité (catégorie A), les « chômeurs à plein temps » a augmenté de 0,9 % au troisième trimestre sur l’ensemble du territoire. Nous atteignons 3,3 millions de personnes soit 30 400 inscrits en plus par rapport au trimestre précédent. Et sur un an la hausse atteint 2.1 %.
Pour l’ensemble des inscrits soumis à l’obligation de chercher un emploi (catégories A, B et C), l’augmentation est de 0,8 % sur un trimestre pour atteindre plus de 5,8 millions d’inscrits (+ 2,4 % sur un an).
La tendance est marquée même si la DARES tente de faire croire qu’une partie de ces modifications n’est qu’une conséquence d’évolutions législatives et réglementaires en application de la bien mal nommée loi «Plein-emploi» : en effet le chômage mesuré par l’Insee n’a fait qu’augmenter depuis qu’elle a est appliquée en début 2025, passant de 7,5 % à 8,3 % aujourd’hui; en attendant le prochain chiffre qui ne devrait pas être en baisse.
Quant aux deux catégories d’inscrits dont la loi Plein emploi a obligé à la création pour y inscrire les personnes en attente d’une orientation (catégorie G) et les personnes relevant d’un parcours social (catégorie F) il continue à tangenter le million
Eric Heyer, directeur du département analyse et prévision de l’Observatoire français des conjonctures économiques constate dans Le Monde que le part-pris de la réforme était en décalage avec le public visé «Depuis la montée en charge de la loi, on voit que ceux qui étaient en attente sont majoritairement orientés vers un parcours social, cela montre que ces personnes demandent une allocation, mais ne peuvent pas demander un emploi ».
Stéphane Carcillo, président du groupe d’experts sur le SMIC, déclare pour sa part « Les moyens de lutte contre les freins à l’emploi sont très éparpillés entre les villes, les régions, les départements ou l’État. On a un problème de coordination entre ces moyens qu’il faut désormais mettre en commun. » Cela semble vouloir dire que le réseau pour l’emploi dont c’est le principal objectif ne répond pas à ce besoin.


